Aurélie Lidwine Aouga

Bourse France Excellence Eiffel

Pays d’origine

Bénin

Pays d’accueil

France

Promotion

2025

Aurélie Lidwine Aouga Bourse Eiffel 2025

Aurélie Lidwine Aouga a choisi les personnages féminins comme sujet de recherche. Lauréate de la bourse France Excellence Eiffel 2025, la Béninoise rejoint l’Université d’Artois, à Arras, pour préparer un Master 2 en Lettres modernes.

Elle y approfondit une interrogation née à Parakou, lors de son premier mémoire : la place que les récits littéraires accordent aux femmes.

À l’Université de Parakou, Aurélie suit une double formation en Droit privé et en Lettres modernes, après un baccalauréat littéraire et l’obtention d’une bourse d’excellence de l’État béninois. Elle termine son cursus de lettres première de sa promotion, avec la mention Bien.

Pour son mémoire de licence, elle s’intéresse aux figures féminines de Solo d’un revenant, de Kossi Efoui. Le roman raconte le retour d’un homme dans un pays marqué par une décennie de massacres. La mémoire des violences traverse les retrouvailles et trouble les rapports entre ceux qui sont restés et celui qui revient.

Dans ce récit, Aurélie choisit de porter son attention sur les femmes. Leur représentation devient son entrée dans l’œuvre et le point de départ d’une recherche qu’elle souhaite poursuivre dans les littératures francophones d’Afrique. Ce choix rejoint une préoccupation déjà ancienne chez elle : la possibilité, pour les femmes, de faire entendre leur expérience.

Aurélie Lidwine Aouga : Participer aux discussions sur les jeunes

Aurélie naît et grandit dans le nord du Bénin, où elle effectue ses études primaires et secondaires. En 2017, elle rejoint le Mouvement d’action des jeunes, rattaché à l’Association béninoise pour la promotion de la famille. Le MAJ repose sur l’implication de jeunes pairs éducateurs dans la sensibilisation aux droits et à la santé sexuels et reproductifs.

Elle participe à des causeries éducatives et à des actions de sensibilisation. Elle échange avec des jeunes de Parakou et d’Abomey-Calavi, mais aussi du Rwanda et du Congo. Ces rencontres lui donnent une expérience de la parole publique et des questions qui se posent dans les communautés.

Son engagement se poursuit au sein d’autres organisations. La défense des droits des femmes accompagne ainsi ses études, bien avant de devenir une préoccupation explicite dans ses travaux littéraires.

À Arras, poursuivre la recherche sur les représentations féminines

La bourse Eiffel lui permet de prolonger ce travail en France. À l’Université d’Artois, ses recherches portent désormais sur la place des femmes dans les littératures francophones d’Afrique, au-delà du seul roman étudié en licence.

La formation à la recherche en lettres modernes proposée à Arras associe des séminaires à la rédaction d’un mémoire. Elle s’appuie notamment sur le centre Textes et Cultures, où sont étudiées les relations entre la littérature et les autres discours, dont celui de l’histoire.

Aurélie y poursuit l’étude des représentations féminines avec une attention nourrie par ses années d’engagement : comprendre quelle place les récits donnent aux femmes et comment ils rendent compte de leur expérience.

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