
Lorsque Samantha Rodríguez Santillán obtient la bourse France Excellence Eiffel 2024, ses travaux ont déjà été récompensés au Mexique et aux États-Unis.
Diplômée en Droit avec mention Honorifique, la juriste mexicaine rejoint Sciences Po Paris pour un master en Droits de l’homme et action humanitaire. Elle en est aujourd’hui diplômée et poursuit son parcours au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), où elle effectue un stage dans le domaine des droits humains.
Le parcours universitaire de Samantha s’inscrit à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM). Dès 2018, Samantha bénéficie d’une bourse d’excellence académique de la Cour suprême de justice du Mexique et de la Fondation UNAM. Cette première sélection intervient pendant ses études à la faculté de droit.
En mars 2023, elle obtient son diplôme avec une mention Honorifique. Son mémoire porte sur la Restitution internationale des enfants et des adolescents, un sujet qui exige d’articuler les règles applicables entre pays avec la protection des personnes concernées. Le jury distingue la recherche menée et les solutions proposées.
Samantha poursuit une spécialisation en Droit international public. En septembre 2025, elle reçoit une seconde mention Honorifique, cette fois pour son diplôme de spécialiste.
Son travail examine la position du Mexique face au troisième protocole facultatif relatif aux droits de l’enfant. L’UNAM récompense à nouveau la qualité de son mémoire et ses résultats académiques.
Samantha Rodríguez Santillán : L’Excellence, encore et toujours
La qualité de son travail se manifeste aussi dans les compétitions universitaires. En 2021, elle appartient à l’équipe de l’UNAM qui remporte le concours de simulation d’audiences thématiques devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme.
Face à des étudiants de dix-neuf universités du continent américain, Samantha et ses coéquipiers défendent les positions d’États latino-américains sur la protection des défenseurs des droits humains.
Le jury distingue leur capacité de dialogue. Dans un entretien à la Gaceta UNAM, Samantha revient sur leur démarche :
« Nous avons essayé de construire un dialogue plutôt que de nous positionner comme État et de nier le problème. »
L’année suivante, elle obtient le troisième prix national du concours d’essai universitaire organisé par le Centre d’études constitutionnelles de la Cour suprême mexicaine. Son texte étudie les décisions de justice destinées aux enfants et la manière de les rendre compréhensibles à leurs premiers intéressés. Il est publié dans la revue du Centre.
Une autre reconnaissance arrive de Washington en 2024. L’Académie des droits humains et du droit international humanitaire d’American University lui décerne une mention d’honneur dans son concours d’essai.
Samantha y analyse les violences permises par les deepfakes, notamment à l’encontre des femmes et des mineurs. Elle confronte les réponses juridiques apportées dans différentes régions du monde à ces usages de l’intelligence artificielle.
La même année, Samantha est sélectionnée pour la bourse Megan Fairlie de l’Irish Centre for Human Rights, à l’Université de Galway. Ce financement lui permet de participer à une école d’été consacrée à la Cour pénale internationale, au contact d’un environnement spécialisé dans la justice pénale internationale.
La bourse France Excellence Eiffel accompagne ensuite ses études à Sciences Po Paris. Au sein de l’École des affaires internationales (PSIA), elle prépare le master en droits de l’homme et action humanitaire, avec une spécialisation en diplomatie.
À sa formation juridique mexicaine s’ajoute ainsi un cursus consacré aux relations internationales et aux mécanismes de protection des droits humains.
La pratique du droit dans les institutions
Samantha a également travaillé à la Cour suprême du Mexique, après un stage à la Commission interaméricaine des droits de l’homme. Elle est notamment collaboratrice dans une décision rendue en juin 2023 sur des dispositions législatives concernant notamment les droits des peuples autochtones et des personnes en situation de handicap.
Elle participe ainsi au travail juridictionnel d’une institution qui avait auparavant soutenu ses études.
Son expérience comprend aussi une activité au sein de l’équipe de droit pénal international de front-LEX, organisation spécialisée dans le contentieux stratégique. Elle y travaille dans un cadre consacré aux violations graves des droits humains et aux crimes contre l’humanité.
Auprès de la délégation permanente de l’Équateur à l’UNESCO, elle participe ensuite à des projets touchant notamment à la protection de l’environnement et à la valorisation du patrimoine équatorien. Son arrivée au PNUD prolonge cette expérience du multilatéralisme, au sein de l’équipe chargée de l’état de droit, des droits humains et de la sécurité.
Trilingue, elle souhaite développer son activité de conseil auprès des États et approfondir les questions de responsabilité internationale.
Elle a aussi annoncé prendre en charge un enseignement de contentieux stratégique des droits humains à la faculté de droit de l’UNAM, avec l’intention de partager l’expérience acquise au sein des systèmes nationaux et internationaux de protection.


