Le Continent a de ces talents parmi lesquels Ange Dassi Nguegang.
Elle trouve dans les chiffres un terrain d’expression avant d’y voir un métier. C’est à l’École Nationale de la Statistique et de l’Analyse Economique (ENSAE Pierre NDIAYE) de Dakar qu’elle affine cette inclination, jusqu’à en sortir Analyste statisticienne, avec une spécialisation en Data science.
La modélisation statistique, la programmation, l’analyse quantitative y deviennent des outils qu’elle manie avec une aisance qu’elle éprouve lors d’un hackathon consacré à la modélisation automatisée de séries temporelles, où son équipe se distingue.
C’est au ministère des Finances et du Budget du Sénégal qu’elle choisit de mener son projet de fin d’études, s’attaquant à un objet aussi technique que sensible, le coût budgétaire d’un régime de retraite pensé pour les petits contribuables.
Engagements financiers, soutenabilité du dispositif, projections démographiques et financières, elle traverse ces questions avec la rigueur qu’exige la matière et en tire un tableau de bord interactif, construit sous Python et nourri de méthodes de microsimulation, qui donne à voir ce que les chiffres, seuls, laissent souvent invisible.
La Bourse France Excellence Eiffel lui ouvre les portes de l’Euro-Institut d’Actuariat de l’Université de Bretagne Occidentale, où elle poursuit sa trajectoire vers l’analyse et la quantification des risques, la statistique, la data science, la finance quantitative.
De la statistique à l’actuariat, le glissement n’a rien d’un changement de cap : il prolonge une même exigence de rigueur, appliquée désormais aux terrains de l’assurance, de la finance et du conseil, dans une école qui prépare au Master Actuariat et au titre d’Actuaire associé de l’Institut des Actuaires.