
Shaghayegh Sanchouli a une manière singulière de rester fidèle à sa première passion, tout en déplaçant sans cesse le point de vue. Le français, qu’elle a d’abord étudié comme langue et littérature en Iran, est devenu au fil des années son terrain de recherche et d’innovation.
Shaghayegh Sanchouli : Du français étudié au français transmis
À Mashhad, dans le nord-est de l’Iran et à la Ferdowsi International University, Shaghayegh Sanchouli se forme en langue et littérature françaises.
Mais la suite de son parcours l’amènera à s’intéresser à une autre question : comment apprend-on une langue, et surtout comment créer les conditions qui permettent de mieux l’apprendre ? Cette interrogation la conduit en France.
À Strasbourg, elle poursuit ses études en Didactique des langues et rejoint le parcours Formations, innovations, recherches en didactique des langues (FIR) de l’Université de Strasbourg.
L’entrée dans cette formation est rendue possible grâce à l’obtention de la bourse France Excellence Eiffel, l’une des plus prestigieuses bourses d’excellence au monde.
Sanchouli s’intéresse désormais à la conception des apprentissages, aux environnements numériques, à l’ingénierie de formation et aux usages des technologies dans l’éducation.
De la recherche à la conception
En parallèle à son sujet de mémoire, Shaghayegh Sanchouli développe « Autonome », un projet entrepreneurial sur les besoins de gens qui apprennent les langues en organisant leur propres parcours.
Accompagné par Pépite Etena, le projet lui vaut notamment l’obtention du badge IdeaPitch en 2026. Son objet de recherche devient alors matière à concevoir.
Là où le mémoire analyse les pratiques d’apprentissage autonome, le projet entrepreneurial cherche à imaginer des réponses adaptées à ces nouvelles manières d’apprendre.
Construire les outils de ceux qui apprennent
C’est probablement là que le parcours de Shaghayegh prend toute sa cohérence. Partie de la littérature française, elle n’a pas quitté les langues ; elle a progressivement élargi la question.
Du texte à l’apprenant, de l’apprenant au dispositif, du dispositif à l’organisation, son intérêt se porte de plus en plus sur les conditions qui permettent à la connaissance de circuler.
À Strasbourg, sa formation l’oriente ainsi vers les métiers de l’ingénierie pédagogique et techno-pédagogique, de la conception multimédia et de la formation.
Et la Bourse Eiffel aura accompagné un moment décisif de cette trajectoire.